25 juin 2009
TERRALIA MAROC
T"Il est plus facile de louer la pauvreté que de la supporter"
Par J. Heywood, Proverbs in the English Tongue (1547
FONDATEUR DE TERRALIA MAROC
Le Monde Rural J’ai donc mené une étude personnelle dans cet univers "quasiment oublié" en renouant des liens avec ces populations qui ont beaucoup de chose à nous apprendre... et à travers des séries de contacts avec ces habitants, avec les tissus associatifs qui les représentent et enfin avec d’autres acteurs (communes rurales, prestataires touristiques, équipes d’accompagnement, etc...), j’ai pu constater que les enjeux qui se présentent pour évaluer le tourisme dans ces régions sont importants.
Depuis le mois de décembre 2004, j’ai sillonné des régions en territoire rural dans le périmètre de Souss Massa draâ... Des régions complètement enclavées et pourtant riches en potentiels (culturel, environnemental, patrimonial...). Force est de dire que les habitants y sont profondément enracinés, et grâce à leur attachement à leurs traditions, ils ne peuvent tourner en aucun cas le dos à leur cultures ancestrales quelques soient les changements ou les progrès dans lesquels avancent notre monde actuellement. Ce sont des gens authentiques, simples, pauvres et cependant fiers...
Les enjeux
Les constats sont de différents ordres, je les regroupe comme suit :
D’ordre social :
· Isolement et exode rural, qui poussent les jeunes vers la ville (conséquences : chômage, mendicité... etc.)
· Taux important d’analphabétisme et surtout chez la femme rurale
· Sécheresse chronique et quasi-abandon du travail de la terre.
· Surexploitation des bois domestiques (cf. Arganier)
· Taux de vieillesse important, le nombre de femmes plus important que celui des hommes avec une jeunesse de la gent masculine presque absente...
D’ordre culturel :
· Le monde rural est cependant dynamique et culturellement actif. Mais il est soumis à un exode vers les villes du fait d’une pauvreté persistante liée à la sécheresse et à la difficulté d’installer une économie viable à partir des ressources locales.
· Le pays possède des sites touristiques qui demandent à être réhabilités et valorisés du fait de leur état de délabrement. Néanmoins le territoire possède une mosaïque riche de cultures, et une tradition partagée d’accueil et d’hospitalité.
· Le tourisme rural est encore peu formalisé mais on constate quelques initiatives "encore timides" mais individuelles surtout pour développer un tourisme durable dans cet univers authentique...
D’ordre structurel :
· Des associations sont formées et ces tissus associatifs ruraux sont pleins de bonne volonté mais leur objet demeure relativement creux avec très peu d’initiatives pour une approche territoriale et encore moins pour un développement durable...
· Manque de participation démocratique entre les populations et les communes rurales (rapport habitants/communes)
· La population n’est pas considérée comme partie prenante pour le développement du tourisme en général alors qu’elle en constitue l’Acteur-clé. Elle est malheureusement marginalisée, sinon folklorisée pour ne pas dire asservie dans certaines activités liées au tourisme de masse...
Autres constats
D’autres constats sont à relever du fait de leur importance pour pouvoir valoriser le tourisme en espace rural :
· Manque de qualification des Guides accompagnateurs (écotourisme, géo tourisme , ornithologie, etc...) pour satisfaire une clientèle spéciale du tourisme en milieu rural.
· Aménagement des infrastructures d’accueil incompatible avec les principes de développement durable en milieu rural.
· La mise en réseau des métiers et surtout ceux des femmes rurales encore très peu développé.
· Le commerce des produits d’artisanat proposé n’est pas compatible avec les produits de terroir locaux ;
· Attitude des touristes qui visitent les zones rurales vis-à-vis des enfants des villages (impact négatif de certains visiteurs qui donne l’argent aux enfants croyant faire un geste de charité aux pauvres, un geste considéré comme condescendant et pire encore, un geste qui déscolarise surtout !!). Peut-être par manque d’encadrement approprié ? ou par manque de "charte !!??".
· Nouvelles constructions (matériaux, hauteurs, formes, couleurs...) qui ne répondent pas à l’architecture traditionnelle locale.
· Signalisation et cartographie quasi inexistante (du moins pour s’orienter...)
· Plan de Sécurité préventif manquant, etc...
Besoin d’Agir ?!
Je me suis donc rapproché des professionnels locaux et étrangers, des associations de la région, des universitaires, des consultants, de la direction des aménagements et des investissements du Ministère du tourisme, des réseaux européens du tourisme et de développement durable et enfin du Conseil Régional pour son soutien moral et financier pour pouvoir valoriser le tourisme en espace rural dans notre région. Nous avons pu avancer grâce à des actions communes et des initiatives concrètes et de volontariat. Le besoin d’agir commence donc à se sentir même au niveau des populations en participation avec leurs communes rurales. Certains sites que je considère comme destinations-pilotes commencent maintenant à se structurer.. Et c’est grâce à ces actions que le tourisme en milieu rural dans ces régions est en voie de se développer avec bien entendu une approche de développement territoriale/durable.
Naissance d’une entreprise citoyenne
Terralia Maroc a donc pris naissance le mois de Février 2006 avec une mission pour développer le tourisme durable dans l'arrière pays. Un tourisme qui se fixe comme objectif une amélioration de la qualité de vie de terroir dans l’agriculture, l’artisanat, les prestations, le tourisme, la culture, la nature et la protection de l’environnement. D’ailleurs, j'ai réalisé un documentaire à ce propos dans l'arrière-pays de la région souss Massa Draa, et d'une partie du Sud du Maroc, avec l’équipe de tournage FAOUZI VISION.
C'est une production assez coûteuse, je vous l'avoues, à travers une initiative personnelle dans laquelle je me suis investi . Ce documentaire (en 2 versions : FR et UK) comprend des interviews avec les associations locales, identification des initiatives et projets de développement durable dans ces contrées, les activités de terroir, le commerce équitable, les tissus associatifs féminins ruraux, le tourisme, l'agriculture, la participation démocratique (rapport communes/habitants), l'avis et reflexions de certains professionnels, etc... En somme, tous les enjeux qui se réfèrent au développement durable en espace rural (...) en mettant l'accent sur le développement du tourisme responsable en zone rurale.
Ceci permettra de nous positionner en illustrant par l’image vivante une méthode d’approche d’un milieu humain (ce qui permet de le découvrir) à propos du tourisme – l’échange, l’altérité, la confrontation, l’idée que l’on se fait de soi-même et des autres...- qui sont d’actualité dans le cadre du développement du tourisme responsable qui caractérisent un vrai documentaire de type "Découverte" et qui valide une méthode fondée sur une logique remontante (c’est à dire : partant du terrain). Partant de là, mes partenaires (associations et populations en particulier) sont enfin en mesure de conforter et accueillir le "touriste intelligent" avec une appréciation équitable, tirée d’une conduite responsable et solidaire dans un environnement qui ouvre ses portes à la durabilité en faisant référence à la ruralité, à l’identité culturelle et à la responsabilité individuelle…
Le Site internet (récréatif ou éducatif ?)
Le site internet que vous visionnez est conçu non pas pour une démarche "publicitaire ou récréative", mais plutôt pour revêtir une conception éducative qui confortera le "vrai voyageur". Ceci afin de mieux comprendre les enjeux du développement durable, de prendre en compte les recommandations et exigences du tourisme responsable en milieu rural, et enfin de prendre une attitude responsable vis-à-vis d’un territoire fragile à l’impact du tourisme de masse et qui tire son intérêt de la charte de voyageur responsable.
Conclusion
Tourisme, territoires et développement durable, tels sont les axes fondamentaux qui caractérisent le tourisme responsable en espace rural. Un tourisme qui valorise l'identité d'un territoire et contribue à la protection de son patrimoine.
Mohamed JAMALI
Fondateur de TERRALIA
www.terraliamaroc.com
24 juillet 2008
Fstival tifawine 3eme édition 2008
La manifestation s'assigne l'animation et le désenclavement des communes rurales
Sous le signe «Plaider pour une ruralité plus attractive», et sous la présidence d'honneur d'Aziz Akhannouch, président de la région Souss-Massa Drâa, l'association Tifawin organisera, en collaboration avec la municipalité de Tafraout et la commune d'Ammelne, la 3e édition du Festival Tifawin du 10 au 16 août prochain.
Il faut le rappeler, les deux précédentes éditions: celles des deux saisons d'été des années 2006 et 2007 ont connu un grand succès grâce à la convergence des efforts de multiples institutions des secteurs privé et public, les acteurs associatifs, les intervenants dans les domaines culturel et artistique, les autorités locales et les institutions représentatives ayant fait preuve d'engagement et d'implication en vue de procurer un bon accompagnement à cet événement grandiose et de le doter de succès.
Ce festival est le fruit d'une réflexion profonde, de négociations interactives selon une approche participative s'assignant la détermination des objectifs visés à travers l'organisation de cette manifestation à la fois culturelle, économique et sociale, puisqu'elle s'assigne simultanément l'animation, le désenclavement de ces communes rurales et leur intégration dans les contextes précités afin de les promouvoir pour jouer les rôles qui leur incombent aux niveaux local, régional et national.
L'association Tifawin a doté son festival d'une nouvelle conception distinguée capable de concevoir les fins escomptées et de faire de la région d'Ammelne et de son environnement une destination sans pareille, inspirant sa particularité, sa distinction et sa perpétuité de son authenticité, son puisement dans le patrimoine folklorique, son ‘'ancrement'' dans le cœur de la tradition et son enracinement dans l'héritage culturel. Et, également, un pôle attractif d'un large public de l'intérieur du pays comme de l'étranger, lui permettant un positionnement particulier au sein de la carte du mouvement des grands festivals nationaux et internationaux, organisés au niveau des différentes villes et régions du Royaume.
Cette nouvelle conception s'appuie sur le cumul intensif de quantité et du genre au terme de toutes les activités présentées lors du festival. Et par transitivité, constitue-t-il une élaboration référentielle et modèle pour les projets de petits festivals thématiques organisés dans le cadre du grand festival, qui n'est autre que le festival Tifawin.
Et en vue de la mise en valeur de l'identité particulière de ce festival, tenant en considération les caractéristiques humaines, environnementales et géographiques de la région qui l'accueille, un espace rural, dont la population est évidemment campagnarde. Un espace qui souffre du manque des moyens en matière de culture et des arts ruraux.
Et pour sensibiliser les parties concernées quant à l'importance du développement humain au niveau du monde rural dans la perspective de la création des richesses et de l'encadrement des ressources humaines évoluant dans ces espaces.
Pour ce faire l'association s'est engagée à travailler, et à partir de cette 3e édition, sur la thématique du monde rural, dans ses dimensions en relation avec le développement et la culture.
Les approches de professionnalisme et de modernité seront, pour leur part, tenues en considération au niveau organisationnel en veillant sur la conservation des critères d'originalité et d'authenticité, la persistance des principes de coopération, de solidarité et de citoyenneté et de la promotion de l'action civile, en lui procurant l'efficacité pour le privilège de l'intérêt général.
Cette manifestation connaîtra la participation de 350 artistes, dont des musiciens, des chanteurs et des hommes du théâtre et du cinéma, qui se produiront dans divers espaces qui seront spécialement aménagés pour accueillir des activités hétéroclites inscrites dans le programme du festival. Il s'agit de la grande place, sise au centre de la commune d'Ammelne, en l'occurrence, le centre de Tafraout, l'espace Anmougar, l'espace de la piscine communale et divers autres espaces proches des habitants.
Le festival connaîtra également la participation de 30 hommes de lettres et de culture, 300 jeunes sportifs et 40 journalistes qui rempliront la mission de couverture médiatique de l'événement.
Sont ciblés par l'évènement les habitants d'Ammelne, de Tafraout et des villages voisins, les MRE originaires de la région, les originaires de la région installés dans d'autres coins du Royaume qui affluent sur cette région pendant l'été, sans oublier, bien sûr, les touristes étrangers et marocains qui visitent la région pendant cette saison.
Honneur à la femme marocaine
Des femmes représentant le tissu associatif de la région Sous-Massa-Draâ ont salué, dimanche à Agadir, la décision Royale de proclamer la date du 10 octobre de chaque année "Journée nationale de la femme marocaine".
Lors d'une rencontre avec la ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Mme Nouzha Skalli qui a présidé, les 12 et 13 juillet une série d'activités à Agadir, elles ont souligné que cette journée dénote la Haute sollicitude dont S.M. le Roi Mohammed VI entoure la question de la femme marocaine.
Cette décision, ainsi que toutes les initiatives Royales en faveur de la femme marocaine, lui ont permis de consolider ses acquis et d'occuper des postes de responsabilité dans la gestion de la chose publique, ont-elles estimé, mettant l'accent sur la nécessité de redoubler et de conjuguer les efforts en vue de lutter conte la pauvreté, la marginalisation, la précarité et l'analphabétisme, notamment en milieu rural.
Appelant les femmes à redoubler d'efforts pour apporter une contribution effective au développement du pays, Mme Skalli a souligné que les différentes initiatives royales dans ce domaine reflètent clairement la confiance que S.M. le Roi place en la femme marocaine.
Elle a, de même, appelé les femmes marocaines à s'impliquer davantage dans la vie politique nationale et à renforcer leur présence dans la gestion de la chose locale.
Par Abdelfattah Aberbri | LE MATIN
07 février 2008
Favoriser le tourisme durable et solidaire en milieu rural au Maroc dans un contexte de développement communautaire durable
Dans un contexte mondial où la nécessité de rapprocher les peuples et les cultures est plus que jamais évidente et où il est démontré que le touriste souhaite se tourner vers de nouvelles formes de tourisme plus interactives et plus authentiques, le développement d’un tourisme durable et solidaire en milieu rural offrant des découvertes innovantes avec une implication de la la population locale, semble être réellement judicieux et pouvoir répondre à des enjeux réels de coopération économique et de développement local.
Le Maroc possède des potentialités touristiques insoupçonnables qui ne demandent qu’à être exploitées. Le tourisme durable et solidaire dans son sens le plus large en est une. Il est aujourd’hui au stade embryonnaire, cela demande la mise en place d’une Stratégie de développement de ce type de tourisme pour répondre à une demande potentielle importante appréciée à l’horizon 2010.
Aujourd’hui, il y a un décalage important entre une demande forte émanant tant de touristes étrangers que de populations urbaines nationales que des Marocains Résidants à E’étranger MRE, et une offre extrêmement séduisante, mais presque totalement inorganisée.
Il s’agit donc de valoriser et de structurer cette offre pour qu’elle réponde aux attentes, ce qui nécessite d’associer à la volonté nationale, déjà affirmée dans le contrat programme 2010, toutes les initiatives locales qui sont certes nombreuses, mais qui ne sont pas bien mis en valeur.
Aujourd’hui, 59 % des touristes qui visitent le Maroc circulent en zones rurales durant leur séjour, mais il ne s’agit là que de transitaires entre les grands centres urbains qui s’arrêtent pour, tout au plus, prendre une photo ou un verre de thé...
En plus, bien sûr, des 35 000 et 50 000 randonneurs dans les montagnes de l’Atlas, et des 70 000 à 80 000 qui choisissent les circuits du grand Sud, le reste des touristes étrangers ne dépense pas le moindre centime dans les campagnes, pour la simple raison que les circuits touristiques proposés ne laissent aucune place à une véritable consommation en milieu rural.
Selon une étude réalisée par le PNUD, le nombre de touristes consommant en zones rurales pourrait être multiplié par quatre d’ici à 2010, sous réserve, que l’offre soit disponible.
Pour ce faire, cela nécessite le désenclavement des zones rurales pour qu’elles soient accessibles, l’aménagement de structures et de lieux d’hébergement touristiques ruraux adaptés du fait que les formules hôtelières classiques ne peuvent et ne doivent pas être transposées en milieu rural, de développer l’hébergement chez l’habitant ou à proximité dans des lieux gérés par l’habitant, les associations villageoises ou la collectivité.
Il est évident qu’il ne faut pas faire d’illusion, l’activité du tourisme durable et solidaire en milieu rural doit être spécifique et doit se fondre sur de nouveaux principes et de nouvelles valeurs, loin de celles du modèle « soleil et plage » qui prévaut lors de ces dernières décennies, et il est nécessaire qu’elle s’adapte au site et aux différentes circonstances des zones d’accueil, en accord avec les principes du développement durable et la maîtrise, par la population locale, de son territoire traditionnel.
Le bien-être, le progrès, le bonheur ne peuvent être apportés de l’extérieur selon un plan préétabli et des schémas uniformes. Aucun projet de développement véritable ne peut ignorer les caractéristiques essentielles du milieu naturel et culturel, les besoins, les aspirations et les valeurs mobilisatrices des populations concernées.
Autre frein sérieux pour le développement du tourisme durable et solidaire en milieu rural, l’absence de signalétique touristique dans nos campagnes où elle est totalement absente ailleurs. Parallèlement, il faut inviter toute les parties concernée à donner la grande importance à la sauvegarde du potentiel naturel faune et flore en plus de la mise en valeur du patrimoine culturel, architectural, culinaires et artistique de nos zones rurales.
La question qui se pose maintenant, qu’elle est la situation de cette branche d’activité qui est le tourisme durable et solidaire en milieu rural, ou comme on l’appel parfois l’écotourisme ou le tourisme de développement ?
Au Maroc, et malgré l’enthousiasme exprimé ici et là, à l’occasion de colloques ou de rencontres, initiées généralement par des université en l’absence des promoteurs et des professionnels du secteur, les recommandations produites à l’occasion de ces dernières sont vite oubliées et reste sans effet aucun.
A vrai dire, ce sont plus des rencontres que des actions, à part quelques rares initiatives, insuffisantes au demeurant, peu d’actions directes.
Même l’objectif 2010 pour accueillir 10 millions de touristes se focalise uniquement sur le balnéaire et accorde peu, sinon pas d’importance à cette nouvelle variété d’activité touristique qui est l’écotourisme, le tourisme de montagne ou le tourisme durable et solidaire en milieu rural. Malgré que, de part le monde, le tourisme cette branche d’activité de voyage et de tourisme est pourtant le fer de lance de certaines destinations.
Ce qui est certain, c’est que ce genre de niches a entraîné des sauts considérables ailleurs, en plus au fait qu’au niveau international, Les tendances indiquent une diversification et une augmentation du tourisme dans les activités non traditionnelles ou spécialisées telles que l’écotourisme, l’observation d’oiseaux, la randonnée pédestre, la visite de décors naturels et de cultures intéressantes.
Mais la question qui se pose, c’est, pourquoi ce désintérêt des opérateurs, des professionnels du secteur et des politicien aussi ?
La réponse est que ce genre d’activités d’écotourisme et de tourisme durable et solidaire échappe, un petit peu, à la logique du « capital » adoptée par nos promoteurs du secteur, en plus qu’il est difficile à réaliser une bonne part de cette activité avec l’esprit des « employés et des fonctionnaires ».
Pour réussir cette activité, il faut que les personnes qui la gèrent ou qui sont impliquées aient un sens de militantisme qui s’appui sur les valeurs de développement local d’un territoire.
A vrai dire, Le développement de ce genre d’activités de voyage et de tourisme est plutôt une affaire des acteurs locaux, population, associations, groupements d’intérêts et autres organisations similaires.
Les principes sur lesquels repose le tourisme durable et solidaire font que c’est une activité au sein de laquelle le voyageur « touriste » est conscient du « rôle positif » qu’il doit avoir dans le territoire d’accueil.
Ce n’est pas un simple touriste, c’est quelqu’un qui aspire avoir une relation dynamique humaine avec la population du territoire d’accueil, c’est ce qu’on appelle aujourd’hui le « tourisme intelligent », un tourisme marqué par une volonté d’aller au devant de l’autre, de rencontrer des gens, de rechercher l’authenticité tant dans les itinéraires que dans les lieux d’étapes.
Sans oublier, bien sûr, que c’est une activité qui doit se réaliser en petits groupes de 6 à 9 personnes maximum. Donc c’est une activité qui se veut durable et qui ne peut pas se faire indépendamment de la population locale.
Les facteurs précités justifient un petit peu le désintérêt, du moins, de nos Grands promoteurs du secteur. Mais ce qu’on oublie c’est que ce genre d’activité peut être un facteur stimulateur de l’ensemble de l’activité de tourisme d’une destination et par conséquent, il ne faut pas sous estimer sa valeur en terme économique.
Le développement des formes alternatives de tourisme respectant les principes du développement durable ainsi que la diversification des produits touristiques constituent des facteurs de stabilité, à moyen comme à long terme.
Sans oublier que cette composante de l’activité de tourisme, à savoir le tourisme durable et solidaire, n’est pas soumise en totalité (échappe) à la logique des industriels du tourisme et des TO internationaux, en plus qu’elle a une forte chance d’être développée selon des stratégie nationale, sinon régional, loin de toutes influence de ces derniers qui abusent parfois de leur domination sur le marché des destinations, en raisons de considérations politiques ou autres, pour promouvoir une destination ou la tuer.
Pour le développement de telles activités de voyage et de tourisme durable et solidaire au niveau d’un territoire, il est nécessaire de mettre en place une série de stratégies planifiées qui doivent être partagées par la population, et soutenues par des mesures d’accompagnement.
Il est indispensable de considérer l’instauration, le développement et promotion de cette activité comme une stratégie de développement complémentaire, au niveau d’un territoire, et que ça soit une occasion pour consolider les équilibres traditionnels et promouvoir les activités traditionnelles du territoire, artisanat, agriculture biologique et autres.
Cela est très important du fait que l’économie d’un territoire ne doit pas avoir de dépendance totale avec l’activité du tourisme, bien que le tourisme soit considéré comme une source stable de revenus, il y’a lieu d’indiquer que les fluctuations ou les politiques du marché peuvent réduire considérablement les aspects positifs du développement de cette activité, créant ainsi des perspectives d’emploi très incertaines. Une stratégie au sein de laquelle les pouvoirs publics et les bailleurs de fonds sociaux doivent jouer un rôle de catalyseur mais aussi de plateforme de soutien technique et financier des initiatives locales.
Il convient aussi de procéder à la mise en place d’instruments fiscaux, afin de garantir l’émergence et le développement d’une telle activité dans de bonnes conditions, tout en donnant la priorité aux zones vulnérables en terme économique et social, sans oublier d’inculquer cette démarche de gestion de projets dans les autres zones touristiques traditionnelles qui se sont vues dégradées à cause des pratiques et des modèles touristiques obsolètes.
Il est vrai que la réussite d’une telle stratégie doit aussi se reposer sur un rôle facilitateur à affecter aux opérateurs traditionnels du secteur à savoir les agences, les associations de guide locaux et les tour-opérateurs.
Dans cette vision globale, la sous Région du Souss Massa a vu naître, depuis maintenant quelques mois, une première expérience pilotée par l’association TIWIZI Chtouka Ait Baha.
Le travail que cette association a réalisé depuis sa création en 1998, a touché plusieurs domaines du développement en milieu rural, entre autres l’appui aux associations villageoises, l’encouragement du préscolaire des enfants de bas ages, les activités génératrices de revenus, la santé, la jeunesse, l’environnement …
L’ensemble de ces actions s’inscrivent dans une démarche globale qui vise à soutenir la population en milieu rural à acquérir le savoir faire et les outils pouvant l’aider à assuré son autopromotion économique et sociale.
Le principe sur lequel repose la démarche de l’association est que Le développement local ne se décrète pas, pas plus qu’il ne s’impose depuis l’extérieur et que ce dernier doit être élaboré et porté par les hommes et les femmes qui constituent les forces vives de chaque territoire.
L’expérience de cette association dans ce domaine lui a permis de se rendre compte que la mise en place, dans la sous région du Souss Massa, des fondements d’un développement durable ne peut se faire sur la seule activité agricole.
Il est vrais que cette activité dans sa forme traditionnelle, était jusqu’il y’a quelques années, l’activité essentielle de la population en milieu rural, mais aujourd’hui, et depuis une vingtaine d’années, à cause des transformations qu’a connue cette région, avec l’arrivée massive de grands agriculteurs venus d’ailleurs, qui ont surexploité les ressources naturelles, en particulier les ressources hydriques, a fait qu’il est devenu difficile pour la population locale de maintenir ses activités agricoles traditionnelles.
Le niveau de la nappe phréatique a accuser des baisses importantes (chute du niveau de la nappe phréatique de 15 mettre de profondeur en 1970 à plus 65 voir 120 mettre dans certaines zone aujourd’hui), à tel degré que le captage de l’eau nécessite des moyens énorme en terme financier et en terme de maîtrise de nouvelle technologies. Sans oublier que le processus de globalisation économique risque, à moyen terme, d’aggraver même la crise des activités agricoles modernes à faible valeur ajoutée, qui se sont installées dans la zone depuis une vingtaine d’années.
A partir de cette situation l’association TIWIZI Chtouka Ait Baha a essayé de développer des activités « Non Agricoles » en milieu rural.
Le projet de développement des activités de voyage et de tourisme durable porté par l’association s’inscrit dans cette perspective.
Ce créneau d’activité, a été approché de façon à ce qu’il soit un élément bénéfique supplémentaire dans le développement de notre territoire qui souffre de plusieurs insuffisances mais qui a aussi des atouts assez importants.
Pour pouvoir développer cette activité de sorte, l’association a essayé de mettre en valeur les atouts dont dispose notre territoire, en particulier la mobilisation de la population autour des associations villageoises qui sont devenues aujourd’hui des acteurs incontournable dans toutes actions de développement durable dans notre région.
Les activités que l’association a développées à ce jour, dans ce domaine, se focalisent autour de trois axes :
• L’échange interculturel dont l’objectif est de contribuer à la construction de ponts de confiance et de respect de l’autre. Un objectif dont la réalisation passe par la connaissance mutuelle des cultures, la mise en relief des principes de solidarité de tolérance et de l’amitié entre les peuples. Dans ce cadre, une convention signée avec le partenaire français l’association Tomm Kreiz a débouché sur la réalisation d’une activité d’échange en Mai 2003 en faveur d’un groupe de jeunes françaises qui ont passées 15 jours dans la région avec des activités d’échange dont on peut citer particulièrement l’activité artistique organisée en leur faveur dans le village de Bizourane, avec la participation de jeunes lycéens et de jeunes artistes en plus de la population des villages environnants.
L’échange en faveur des jeunes. Une action qui vise à construire l’avenir, loin de toutes les idéologies d’extrémisme et de mépris. Dans ce cadre et à l’invitation de notre partenaire français l’association ROUDEL, 6 membres de notre association ont participé à un séminaire quadrinational à la ville de Carcassonne au sud de la France en juillet 2003.
Ce séminaire nous a permis de construire un projet d’échange en faveur des jeunes de France, Allemagne, Tunisie et le Maroc. Cette action qui est soutenue par le programme européen « EuroMed » permettra à notre association d’organiser un séminaire d’échange interculturel en faveur de 40 jeunes des 4 pays précités du 15 au 25 juillet 2004 à Agadir qui sera organisé sous le thème « la Réserve de Biosphère Arganeraie, dimension universelle et patrimoine local ».
• L’activité de voyage et de tourisme durable et solidaire : Une activité dont on peut résumer les objectifs en trois points à savoir :
• Permettre le développement d’une activité de voyage qui s’intègre dans la notion du « voyage vecteur de développement durable ». • Permettre le transfert d’un savoir faire en matière de planification et de gestion de projets de tourisme durable en faveur des acteurs locaux. • Permettre l’injection de fonds dans l’économie locale par le soutien de projets de développement sur la base d’une part éthique et solidaire prélevée du coût globale du voyage (env. 8 à 14 %).
L’idée de développer ce créneau d’activité, qui était au début une simple idée, de quelques membres de l’association, s’est vue développée au sein d’un projet de renforcement de capacités que l’association est en cours de réalisation, depuis deux ans, avec le soutien financier du PNUD, de la GTZ et le soutien technique du parc national Souss Massa PNSM.
La rencontre qui a eu lieu, dans le cadre d’un séminaire, avec des membres de l’association française PSSAGE, a été l’occasion pour passer au concret.
L’activité du tourisme durable et solidaire que l’association réalise depuis quelques mois a débuter par l’identification partagée d’un circuit touristique en milieu rural, à laquelle ont participé des membres de Passage, de Tiwizi, de l’association Aguerd Oudad à Tafraout, de l’association de réhabilitation de la Casbah de Tizourgane, de l’association villageoises d’Oulad Mimoun et de Bakhir en plus de certains jeunes promoteurs du secteur, en particulier l’auberge Zolado.
Le circuit est organisé pour des petits groupes de voyageurs venus de France. Actuellement nous sommes à sept groupes, en faveurs desquels ledit circuit est organisé sur une période de sept jours.
Le circuit commence par la réception du groupe, par 3 membres de l’association Tiwizi chargés de l’activité, à l’aéroport Al Massira, suivi d’une réunion de cadrage dont l’objectif est de cadrer l’activité, présenter le territoire de la région, présenter les partenaires associatifs de l’activité et passer en revu les détails du circuit et le programme du séjour. Cette réunion est aussi une occasion pour répondre aux diverses questions posées par les voyageurs.
Il est vrai que les membres de chaque groupe sont déjà sensibilisés avant leur départ de France par l’association partenaire ’Passage’ et son outil de travail l’agence LVT « Passages Voyage ».
En gros, les composantes du circuit se présentent comme suit : • Visite du parc national Souss Massa, la zone humide de l’embouchure d’Oued Massa, le petit village de Douira avec l’admiration du oiseau IBIS chauve dans son milieu naturel.
• Le contact avec la dynamique de développement local initiée par les associations villageoises via la visite encadrée de projets de développement villageois (Oulad Mimoun, Bakhir, Touzaikou, …)
• La visite du village de pécheurs de Tifnit (cadre naturel, techniques de pêche traditionnelle, collecte des moules, un thé chez le pécheur du village avec échange de discussions)
• A signaler que tout au long de la majorité du circuit, la restauration et l’hébergement des visiteurs sont assurés par les associations hôtes, chez les habitants des villages visités, histoire de côtoyer les populations en question dans leur vécu quotidien et découvrir la diversité gastronomique de chaque zone explorée. • La visite de la médina de Tiznit avec achat de produits d’artisanat, en particulier l’argenterie, cette action est accompagnée d’une sensibilisation des artisans quant au comportement envers le voyageur particulièrement en matière de pratique des prix corrects de ventes.
• Le séjour de deux jours à Tafraout avec interprétation du territoire par les membres très actifs de l’association villageoise de développement d’Aguerd Oudad. Durant ces deux jours un ensemble d’activités et de visites sont organisées en faveur du groupe, entre autres la visite de la coopérative féminine d’Argan ou le groupe de voyageurs a l’occasion d’admirer le travail de la coopérative et d’acheter quelques un de ces produits à base d’huile d’Argan avec une présentation de la réserve de biosphère arganneraie RBA déclarée par l’UNESCO comme patrimoine forestier de l’humanité, la visite d’une maison berbère traditionnelle,
• La visite de la casbah pittoresque de Tizrougane, où les membres des groupes sont vus présenter le judicieux projet de la restauration de ce village forteresse. Le groupe est hébergé chez l’habitant au sein de la casbah dans un logement berbère traditionnel aménagé pour la réception.
• La visite inoubliable au cœur de l’Anti Atlas du territoire d’ILALEN , qui représente l’un des éléments forts du circuit. Durant cette étape encadré par l’association villageoise locale Argan Ilalen, le groupe visite l’édifice traditionnel d ’"Agadir ", l’un des plus anciens greniers collectifs de la région et aussi le monument le plus entretenu de l’ensemble des « Igoudar », qui nécessite d’ailleurs une attention particulière pour qu’il soit réhabilité et surtout que sa gestion, en tant qu’atout touristique, reste entre les mains de la population locale. La conservation du patrimoine, des ressources culturelles et naturelles constitue un facteur clé pour continuer à attirer les touristes, tout en faisant très attention à ne pas dépasser la capacité de charge du site pour ne pas avoir de retombées ou d’impact négatif sur le territoire.
• La visite de la zone d’Idaoutanane avec hébergement à l’auberge Zolado qui est l’un des établissement « hôtelier » les plus estimés par l’ensemble des groupes qui l’on visité, du fait qu’il est implanté dans une zone rural et aussi le fait que son jeune promoteur est conscient de la nécessité de reproduire des valeurs locales en terme de qualité d’accueil et le traitement personnalisé qu’il assure pour tous les membres du groupe, sans oublier qu’il a développé toute un ensemble d’activités qui sont réalisées par la population du village qui juxtapose l’auberge, ce qui permet des revenus non négligeables pour cette population.
• En fin du circuit, et au lendemain du jour de départ, une rencontre d’environs trois heures, est organisée entre les membres du groupe de voyageurs et les membres du bureau de l’association Tiwizi Chtouka Ait Baha. Durant cette rencontre, un documentaire de présentation de l’association est projeté en faveur du groupe pour servir de plateforme de discutions sur l’ensemble de la démarche, la dynamique économique et sociale de la région, pour en fin clôturer avec une évaluation partagée des activités du circuit. Sachant qu’en plus de cette évaluation de groupe, chaque voyageur est appelé à remplir une fiche d’évaluation personnelle pour la remettre le lendemain, sous plis fermé, au responsable de l’activité.
Ladite évaluation sert à reprendre les composantes du circuit, à connaître celles qui nécessitent des améliorations et celles qui nécessitent une consolidation. Comme il a été signalé auparavant, nous somme actuellement au septième groupe. Cette modeste expérience nous a appris beaucoup de choses :
• la première est qu’une bonne gestion d’une telle activité conduit à un taux de retour assez intéressant, • la deuxième est que les voyageurs qui ont eu la chance de faire part au circuit de l’association sont devenus de vrais ambassadeurs de la cause de développement du milieu rural de notre région, • la troisième est que notre région dispose d’opportunités assez impressionnantes pour le développement de ce type de tourisme, durables et solidaires.
La question est que la promotion d’une telle activité nécessite un effort de la part des pouvoirs publics en terme de soutien technique et financier en plus d’un effort qu’il faut faire au niveau du volet administratif et juridique pour doter cette activité d’une réglementation spécifique et adaptée, entre autres, la mise en place d’une charte et la définition des critères de qualité (codes de conduite, …) visant à assurer la préservation de la bonne image de cette activité, des territoires ou elle s’opère et le degré de satisfaction du voyageur touriste.
Lesdits critères doivent être définis de manière conjointe avec les populations et les acteurs locaux, ils doivent être aussi basés sur les principes du développement durable, et doivent être la base de formulation de toutes stratégies de développement touristiques au sein d’un territoire.
La formation des acteurs locaux et la mise à niveau social des territoires d’accueil sont une tache qui revient aux pouvoirs publics mais aussi aux professionnels et aux acteurs de la société civile impliqués dans cette activité. C’est une tache qui nécessite une planification stratégique pour réussir à moyen et long terme, surtout lorsqu’il s’agit de territoires vierges ou fragiles en terme de ressources naturel qu’en terme social.
Le développement quantitatif, non contrôlé, des activités de tourisme dans de tels territoires ruraux, sans aucune préparation au préalable ni dispositif d’accompagnement adapté, peut entraîner des problèmes sociaux tels que l’érosion de la culture locale, les conflits entre les générations, la disparition de la langue locale et la diminution de la qualité culturelle.
Des phénomènes qui peuvent s’exprimer par l’augmentation du crime, la consommation de drogues et la prostitution. En plus des risques liés à la standardisation des goûts et des modes de vie, l’érosion de certaines valeurs traditionnelles et la difficile émergence de valeurs nouvelles.
Une gestion efficace de l’activité doit conduire à minimiser ces risques et ces incidences négatives, aider les populations locales à réaffirmer leurs identités culturelles pour mieux se faire connaître, et maximiser les retombées économiques, socioculturelles et écologiques positives. Mais il faut être clair, cette gestion ne peut pas être réalisée par les agences de voyage ni par les TO, c’est une affaire des acteurs locaux du territoire, ils sont les seul à pouvoir assurer une mise à niveau sociale qui doit être un processus long, il doit faire partie intégrante d’une démarche de développement durable et intégré du territoire. Les pouvoirs publics et les autorités compétentes doivent entreprendre des actions de planification intégrées du développement touristique en partenariat avec les ONG et les populations locales pour contribuer à l’amorce d’un vrai développement durable de ces territoires.
• La quatrième est que la multiplication des expériences réussies dans ce domaine nécessite une mise en réseau des acteurs associatifs d’une part et une plateforme de travail en commun avec les autres acteurs traditionnels du tourisme, agences de voyages, agences de transport touristique et les associations des guides. L’objectif est d’assuré une synergie des efforts entre ces différents acteurs, de tracer une stratégie qui répond aux attentes de chacun de façon à permettre un meilleur développement de cette branche d’activité de voyage et de tourisme. Les pouvoirs publics, les autorités gouvernementales chargées du secteur, les universités, les ONG compétentes en matière de tourisme durable et solidaire en milieu rural, les promoteurs et les TO, doivent encourager et participer à la création de réseaux accessibles de recherche, de diffusion d’information, et de transfert de connaissances en matière de tourisme durable dans ses différentes formes (suivi et évaluation des actions, information, publication des résultats obtenus à travers les expériences pilotes, échange d’expériences, ...). A signaler qu’à travers le monde, durant la décennie 1988-1997, plus de 2000 projets touristiques et écotouristiques ont été réalisés grâce à des initiatives d’organisations non gouvernementales.
• La cinquième est la nécessité d’instaurer des actions d’accompagnement dans les territoires qui ont des potentialités touristiques en milieu rural. Il peut s’agir là d’actions de mise à niveau des infrastructures, particulièrement l’aménagement des pistes, comme il peut s’agir d’actions de formation en faveur des populations de ces zones rurales et des acteurs locaux qui interviennent directement dans l’animation de ces activités.
Pour l’évaluation de l’activité que mène l’association TIWIZI et ses partenaires associatifs dans la région du Souss Massa, il est à signaler que malgré que c’est une expérience qui vient de commencer, on peut déjà avancer qu’il s’agit d’une expérience réussie. La preuve c’est qu’à fin décembre 2003, et grâce à la mobilisation des membres des groupes précédents qui se sont mobilisés de notre coté pour faire la publicité à notre activité et à nos produits, le partenaire français de Tiwizi affiche les réservations pour l’année 2004 qui ont déjà atteint quelques chose comme 200 voyageurs. C’est un bon signe pour les membres engagés de l’association TIWIZI et ses partenaires, sachant que les membres des deux derniers groupes qui font partie du personnel de la CDC « Caisse de Dépôt et de Consignation » de France, ont exprimé leur prédisposition à contribuer au développement de cette action, un engagement qui est d’une grande valeur pour l’association du fait que la CDC représente un potentiel important pour l’avenir proche.
Un autre aspect de cette activité celui de la nécessité de développer des pôles touristiques ruraux autour de structures d’hébergement adaptées pour assurer un confort correct aux voyageurs.
Le niveau de vie dans certaines zones rurales ne permet pas d’assurer un hébergement correct alors que certaines de ces zones permettent, du fait de leurs richesses, de retenir les touristes voyageurs plus longtemps dans le territoire, ce qui est bénéfique pour la population locale. Mais le manque d’infrastructure d’accueil limite cette opportunité.
Pour remédier à cet handicape l’association Tiwizi insiste sur la nécessité d’intéresser les pouvoirs publics et les bailleurs de fonds sociaux nationaux et internationaux à cette question. Dans la majorité des zones concernées, existent des associations villageoises pleines de volonté mais auxquelles les moyens font défaut.
C’est là que le soutien des organismes spécialisés telle que l’ADS est le bien venu. En général, il s’agit de construire des petits auberges (20 lits max) avec les matériaux et l’architecture locale, former les jeunes ruraux en matière de gestion de ce type d’établissement, former des guides locaux et faire en sorte que les mécanisme d’autopromotion se déclanchent. Sans oublier la nécessité de la mise en oeuvre de projets de démonstration et le développement de programmes de coopération internationale, l’exemple du projet en cours entre l’ADS et l’AFD.
Dans le même cadre, l’association Tiwizi est entrain de lancer un projet de construction d’un Centre d’Accueil et d’Information sur l’IBIBS Chauve au village Douira situé dans le parc national Souss Massa. C’est un premier Centre, pour lequel l’association Tiwizi vient d’avoir un premier soutien financier de la part du Secrétariat d’Etat Chargé de l’Environnement. D’autres démarches sont encours pour mobiliser les fonds complémentaires nécessaires à sa réalisation.
Les objectifs de ce projet peuvent être résumer comme suit : • Contribuer à la promotion de la région d’un point de vue touristique en faisant acquérir la connaissance historique et environnementale de lieux. • Mise en place d’un point d’information, de présentation et d’observation des écosystèmes les plus importants existants dans le Parc Souss Massa et les sites d’intérêt biologiques et écologique SIBEs de la région. • Sensibiliser le public de région à la problématique de la gestion des ressources naturelles. • Contribuer au développement local et l’amélioration des conditions de vie des populations en milieu rural dans le PNSM • Permettre à la population rurale de vendre leurs produits naturels et d’artisanat pour assurer une meilleure qualité de vie. • Développement d’une activité d’écotourisme et de tourisme durable et solidaire
La Centre d’accueil et d’information sur l’IBIS Chauve fait partie d’un projet très ambitieux que l’association essaye de mettre en place à savoir la réalisation d’une chaîne de pole touristique ruraux dans l’ensemble des sites d’intérêt situé dans le territoire du Souss Massa. Mais il ne faut pas comprendre qu’il s’agit de réaliser des projets « orphelins » éjectés dans ce ces territoires. Notre démarche consiste, en fait, à réaliser :
• en premier lieu des actions de mise à niveau sociale (alphabétisation, pré scolarisation, organisation communautaires, …)
• en deuxième lieu des actions de renforcement de capacités des acteurs associatifs villageois (gestion administrative et financière, communication interne et externe, la transparence, la démocratie, …)
• en troisième lieu des actions de renforcement de capacités des villageois dans le domaine de travail communautaire participatif autour de projet de projet de développement (identification participative de projet, montage de projets, suivi, réalisation et évaluation des actions)
• en quatrième lieu Identification de personnes ou de groupements d’intérêts qui peuvent porter des projets communautaires de tourisme ou autres (autour d’actions concrètes sur le terrain telles que des petits aménagements, des actions de propreté du village, …).
• en cinquième lieu Identification de jeunes villageois pour subir des formations pointues et indispensables pour la gestion de projet touristique dans le territoire (formation de guides locaux).
C’est seulement après avoir avancer au niveau des tableaux précités, qu’on peut imaginer la réalisation de projets touristiques (auberges et aménagements divers) au niveau du territoire d’un village. C’est une démarche qui permet d’amorcer un processus d’autopromotion de la population locale et limiter les risques de squattage des bénéfices des activités du territoire par des intrus.
Voila, en fin ce qu’on peut retenir, en gros, de cette expérience en matière d’activité de tourisme durable et solidaire que l’association Tiwizi Chtouka Ait Baha essaye de développer avec ses partenaires associatifs dans la sous région du Souss Mssa.
L’association espère que cet article suscite la réaction de toutes les personnes intéressées par le développement de notre région et de notre pays en général.
Pour ce qui des associations qui travaillent dans le domaine du développement en milieu rural, Tiwizi est prête à mettre son expérience et son expertise à leur disposition.
En Fin voici le Témoignage des trois femmes membres du premier groupe de voyageurs qui ont participé au circuit de l’association :
« Nous avons été très intéressées par la démarche, le projet, l’enjeu. La notion de voyager autrement a pris tout son sens. Merci d’avoir su organiser un tel projet regroupant la beauté des sites, la découverte d’autres modes de vie et la rencontre des personnes dans une perspective solidaire. Merci à TIWIZI, Merci à Passages voyage. Il est indispensable que, premières voyageuses de Passages Voyage, nous allons tenter d’en favoriser son développement. A bientôt : Chantal, Babeth, Vivette. Agadir le 19 avril 2003 ». (*/i\*)
Signé : Lahoussine BENNANA Membre du Conseil d’Administration
Chargé de l’activité de voyage et du tourisme durable et solidaire
Association Tiwizi Chtouka Ait Baha Le 15/01/2004 Association Tiwizi Chtouka Ait Baha tiwizi@hotmail.com http://www.tiwizi.fr.fm Tél/Fax : (212) (0) 48.81.01.21
18 août 2007
le festival tifawin 2007
Le festival tifawin 2007 dans la vallée d'ammelne
Du 9 au 15 Aout, la région de tafraout a été au rendez-vous avec la deuxième édition de son grand festival Tifawine. Des festivités qui ont fait sortir toute une région d’une diapause estivale tant imposée par les fortes chaleurs qu’a connu la région depuis le début d’été. La fête la joie sont ressentis partout dans la magnifique vallée d'ameln. Une large partie de l’Anti-Atlas a fêté l’événement. La tête de lion en amont de la vallée et qui la gardait depuis toujours semble perdre son rythme nocturne habituel face aux éclats de lumière de Tifawine qui ont éclairé sans cesse et durant toute une semaine ce biotope de nature calme.Malgré quelques insuffisances, une année après sa première mise sur les rails, le festival de Tifawine a connu en sa deuxième édition une relance certaine et tend à prendre une dimension nationale.Imazighen du souss profond ont fait une autre fois preuve de leur détermination à promouvoir la culture de leurs ancêtres sans exclure la diversité culturelle du Maroc, sans discrimination et avec beaucoup de justesse.
Après le plus grand plat de Lebsiss, l'événement du plus grand Aduku de la région ainsi que les œuvres sur scène qui
l’ont accompagné a suscité l'intérêt d’une large catégorie de public, toutefois et pour une bonne promotion de cette spécialité locale, il serait intéressent de donner à cet événement une dimension plus importante. On aurait faire mieux, par une forte représentativité de cet artisanat au niveau du village du festival. On a constaté l'absence d’ateliers artisanaux illustrant ce métier de babouchier Bidoukane et les étapes de fabrication de ce produit. On aurait dû aussi penser à inciter les enfants de tafraout à porter Idoukane, donc au lieu du gigantesque Aduku pourquoi pas des petits et minutieux Idoukane à tailles enfantines et à prix promotionnels, le sponsoring ne fessait pas défaut, dans un souci d’encourager le port de ce produit par les générations futures. Mais semble t qu’il n’est pas encore temps de penser a l’enfant et a ses nombreux problèmes.
Les moments forts du festival étaient nombreux et significatifs, mais les plus émotionnels étaient la reconnaissance et l’hommage aux diverses figures amazigh tel l'haj Belaid, Amina SOUSSI, Mbarek AYSSAR, Belyazid d'Izmaz,…
(Amina Soussi ) (Mbarek Ayssar)
L’intervention de Amina Soussi était plus significative et bien appréciée par le public Tafraouti, l’ancienne figure de l’audiovisuel national, originaire de la région, s’est adressée spontanément en arabe classique au public pour manifester son regret de ne pas avoir donnè à la cause amazigh et a sa langue maternelle, tout au long de sa carrière, l’importance qu’elles méritaient.
L’évolution pour la première fois à Tafraout du groupe Nass Elghiwane et l’interaction positive avec les Tafraoutis avait même poussé Batma à traduire certains fameux chants en tachelhit fin ghadi bia Khoya……manisitrite atagwmate… en attendant avec impatience leur promesse d’interpréter leur première chanson en tamazight.
(moha Oulhoucine et Amentague) (Rachid batma de Nass al ghiwan)
Le rythme d'Ahidouss du moyen atlas rejoint L'ahwach de l’anti, le grand maestro moha Oulhoucine était bien au rendez vous et même très impressionné par l'accueil chaleureux desTafraoutis.
troupe de moha Oulhoucine
Et si Amentague manifeste encore sa timidité d’expression dans des circonstances pareilles, le maestro moha n’a pas hésité à défendre les intérêts des artistes amazighs, et a même exprimé son exploitation abusive au nom de la culture amazigh dans pas mal de festival. Espérons ne pas être le cas dans la valee d’ameln.
Raiss Amentague et sa troupe Amouri Mbark
La cohabitation des cultures a été bien marquée sur scène, des chanteurs et chanteuses sahraouis ont interprété au rythme hassani malaxé à l’amazigh.
Le long de la semaine les 33 lettres de l’alphabet amazigh ont pu visiter par le biais d’une caravane l’ensemble des communes de la région dans un souci de culture amazighe de proximité. Des olympiades sur l’écriture en tifinagh étaient organisées. Des débats très chauds ont été animés et sur les potentialités de la région et sur la culture amazighophone mais l'audiance reste à désirer faute, certes, du manque d’information sur l’organisation de ces rencontres.
Au niveau du local du souk hebdomadaire, converti en village du festival, standaient quelques associations et coopératives qui mettaient en valeur les produits de tiroir de la région.Omniprésent, le stand de L’association Mohamed khair Eddine a largement mérité l'intérêt qui lui a été accordé par les visiteurs. Le stock des œuvres du fils de Tafraout a été épuisé depuis la deuxième journée, avec une qualité pareille les Tafraoutis sont de véritables lecteurs. Avec le nouveau bureau de l’association un nouveau souffle, largement jeune, a fait preuve d’une détermination exemplaire pour l’épanouissement de la culture amazighe.Les associations de la région ont plus ou moins contribué directement ou indirectement au succès du festival pour prouver une autrefois la dépendance quasi-totale du développement de la région à l’engagement de la société civile. L’association AIDECO a bien fait d’organiser une réception, qui coïncidait avec la semaine du festival, au profit du groupe de voyage de l’association Asays.
(association asyas Chez L’association AIDECO )
Des associations à poids national ont aussi contribué effectivement au festival, en l’occurrence le professeur Khalid Alayoud de l’association Tiwizi et Azor et Abdellatif Essayed de l’association Argane illalen, qui ont manifesté leur engagement total à faire partager leurs expériences dans l’action associatif à l’ensemble des associations de la région. Des ateliers très constructifs et bien appréciés par le public cible ont été organisés avec tant de volontarisme que de professionnalisme. Une documentation de valeur a été mise à la disposition de l’équipe tafraout.org et sera publiée prochainement. L’apport en savoir faire et L'image humaine de ces deux militants associatifs ne quitterait certainement pas l’esprit des jeunes Tafraoutis.
(le professeur Khalid Alayoud de l’association Tiwizi et Azor et Abdellatif Essayed de l’association Argane illalen)
Le sujet de l’eau, source de vie, et quoi que sa punerie est d’actualité au Maroc et dans la région en particulier, est le plus grand absent de ce festival. Peut être que les dernières averses qu'a connu la région ont vite fait oublié aux organisateurs l’un des grands défis de la région.En guise de conclusion, Tifawine comme festival ,sous condition d'y apporter les régularités nécessaires ne peut qu’être un volet incontournable pour le développement socioculturel et économique de la région. Le festival doit être Tifawine au vrai sens du terme, pour mieux éclairer les esprits des élites et des décideurs de Tafraout et par conséquent les chemins vecteurs de développement durable. Des irrégularités majeures ont été soulevées en matière d’animation au moins en comparaison avec la première édition, un retour de Tanirt est souhaité.
Mehdi ayche
Ahmed Ghali
Houcine Boutam
Ladak
source : www.tafraout.org
22 juillet 2007
le festival tifawine 2007
Le festival Tifawine
Ambitionne de valoriser la culture et le patrimoine de la région
La culture joue un rôle décisif dans le développement. Consciente de cette réalité qu'on n'a plus besoin de prouver, l'association Festival Tifawine organise la deuxième édition du festival de Tafraout. L'édition de cette année, qui se déroule surle thème " La festivité pour la valorisation du potentiel patrimonial et la stimulation du développement territorial" aura lieu du 9 au 15 août.
• Durant 7 jours, les habitants de Tafraout et de sa région ainsi que les visiteurs auront l'occasion de participer aux activités d'animation du festival, qui coïncide avec la saison estivale. A l'origine de cette grande manifestation locale, on trouve l'association du Festival Tifawine, en partenariat avec la Région de Souss Massa Drâa, l'IRCAM, la Fondation du sud pour le développement, la province de Tiznit, ainsi que des sponsors et des mécènes de la région.
Le festival, malgré son jeune âge, compte redorer le blason du patrimoine artistique et culturel national en général et local en particulier. Par sa programmation riche et ses nombreux invités, Tifawine reflète notre culture dans sa diversité et sa spécificité. "Tifawine" en tamazight ou lumières en français est venu éclairer donc la région de Tafraout, qui est restée longtemps dans l'ombre.
En effet, le festival n'a pas uniquement pour ambition de mettre en lumière la diversité artistique et culturelle de la région, mais aussi de valoriser son potentiel humain, touristique et économique. Tifawine met à l'honneur pour sa seconde édition la musique amazighe, qui sera fortement présente dans le programme du festival.
Trois grandes soirées amazighes et populaires, où la tradition fusionnera avec la modernité, seront en fait présentées au public, sur la scène principale au centre d'Ammelne Tafraout.
• Des grands raouis de la région aux groupes mythiques marocains en passant par les jeunes groupes de fusion…Tifawine a concocté pour son public un programme des plus diversifiés. Ainsi, on retrouvera sur scène Raïss Hmad Amentag, le maestro Mouha Oulhoussine Achibane du Moyen-Atlas, El Amouri Mbarek, Izenzaren Chamekh, Firdaous Taziri du Rif, Raïss, Batoul El Marouani du Sahara, Souad Tounarouz, Raïssa Tihihit, Titrit, Amarg Fusion…et bien d'autres.
Les douars de Tafraout, d'Aoulouz et de Tata, considérés comme des espaces de proximité, seront animés, chaque jour, par les présentations des troupes folkloriques d'Ahouach. Un hommage sera rendu aux plus grands noms qui ont marqué la chanson amazighe, dont Raïss El Hadj Belaïd et Raïss Mbarek Aïsar.
Outre les spectacles, le programme de Tifawine comporte des rencontres et des évènements relatifs à la culture et à la presse amazighes. En marge du festival, des activités sportives et sociales, ainsi que des campagnes de sensibilisation dans les domaines de la santé et de l'environnement seront également organisées.
Autre spécificité du festival, cette édition sera couronnée par la présentation du plus grand «Adoukkou» (Babouche de Tafraoute). Cette action vise essentiellement à promouvoir l'artisanat de la région d'Ammelne Tafraout, qui connaît une grande affluence de touristes nationaux et internationaux, surtout en cette période de l'année. Les visiteurs seront donc gâtés par ce festival, qui leur offrira dix jours de fête et d'animation.
La promotion du tifinagh
• Tifawine n'est pas uniquement le rendez-vous de la musique, mais aussi celui de l'enseignement, spécialement celui du tifinagh. En marge du festival, l'IRCAM organise la deuxième édition des Olympiades du tifinagh, pour sensibiliser les gens à l'importance de l'apprentissage de la langue amazighe.
A cet effet, une dictée amazighe sera organisée en partenariat avec l'Académie régionale pour l'Education et la Formation. La caravane tifinagh fera par ailleurs le tour des différents villages de Tafraoute.
Khadija Smiri | LE MATIN le : 11.07.2007
16 juillet 2007
Douar IMI N'TIZGHTE
Douar IMI N'TIZGHTE
LE VILLAGE QUI BOUGE
Le douar Imi n'tizghte se trouve dans la vallée d'AMMELNE a 10 km de Tafraoute sur la route nationale 105 qui se dirige vers La ville d'Agadir, il se distingue par une vue panoramique splendide comme un tableau d'artiste a l'amant de jbel lkst, a première vue de l'extérieure en passant sur la route nationale il donne l'allure d'un village de monde rurale, montagnard et très calme, pas d'activités considérable, mais une fois que tu entre a l'intérieure de village par une route godronnée tu découvrira un monde chaleureux, dynamique, plain d'activités: les femmes qui n'ont pas de temps a perdre car en plus de leurs travails dans leurs maisons et dans les champs elles s'organisent dans la coopérative féminine agricole Elbaraka spécialisée dans la production de l'huile d'Argane et d'Amlou, de l'autre coté au milieu des arbres d'oliviers se trouve le centre social M'souda bent Mbark de l'association AIDECO; c'est un centre polyvalent ou on trouve une salle d'alphabétisation des femmes, une classe des cours d'informatique, de français, des cours de modélismes, de hautes coutures et d'arts plastiques pour les jeunes filles, sans oublier la passion des jeunes pour le tourisme solidaire et écotourisme.
Par Brahim SETTAR
Président d"AIDECO
Je vous conduit ici a vous pencher un peu sur notre humble contribution a ce qui s'appelle aujourd'hui le" tourisme alternatif " tourisme solidaire, tourisme équitable, tourisme responsable, tourisme populaire, écotourisme, tourisme rural ou même tourisme humanitaire.
Comme vous le savez le tourisme de masse pratique il y a des décennies n'a apporter que poussière et quelque sous hormis ces dégâts sociaux.
Le tourisme solidaire régit par une charte d'étique mettant l'homme au centre de ces intérêts, sa culture , son environnement. son avenir.
base sur des valeurs, respectueuses de la personne humaine, de solidarité et de recherche de l’intérêt collectif avant celui du profit permettant ainsi la mise en valeur de la richesse de la faune et de la flore de l’arrière pays et partant garantir des revenus viables aux population vulnérables de la région.
Notre projet intitule Douar Ecologique Social et Solidaire (DESS) est une contribution au développement du tourisme solidaire dans la Vallée d’Ammelene zone aux multiples potentialités en matière de biodiversités, situe aux pieds de Jebel LKEST Site d’intérêt biologique et écologique.
Plus spécifiquement notre projet vise à intégrer pleinement les jeunes des douars
Anbdour et Imin’tizeght dans la dynamique du développement durable de leur commune afin qu’il deviennent des acteurs a part entière et les bénéficiaires finaux des retombées économiques leurs activités, pour cela le DESS entend soutenir ces jeunes qui agissent solidairement pour entreprendre plus socialement et renforcer les liens et réseaux déjà existants ( Coopérative Féminine Arganier ,Sections Jeunes , et Jeunes filles ) par le biais d’une formation professionnelle et fonctionnelle et par la mise en place d’infrastructures adéquates pour la promotion du commerce équitable et du tourisme solidaire dans le cadre de la protection de l’environnement et de la sauvegarde du patrimoine culturel et architectural.
Nous vous invitons a prendre connaissance de ce genre de tourisme qui prend de plus en plus de place dans le monde examiner notre offre comme le font d'autres a fin de faire face et couper court a ce qui est devenu tache d'huile.
D'ailleurs sur la boite a idées une idée d'expérience de tourisme solidaire est en train de voir le jour.
Rejoignez nous quelle ne tombe pas a l'eau.
Par: My Elmostapha Noukraoui
Secrétaire Géneral d'AIDECO
www.aideco.canalblog.com
www.aidecoma.canalblog.com
www.jfaideco.canalblog.com
12 juin 2007
Le tourisme en milieu rural
Les exigences du Tourisme responsable en milieu rural
1. Notre offre doit :
➢ D’abord définir le sens de notre engagement dans le développement territorial/durable,
➢ Offrir diverses Activités au menu se rapportant au tourisme authentiquement durable et viable : écotourisme, agritourisme, activités de terroir et artisanat local, gastronomie berbère, randonnées sous toutes ses formes, activités pseudo sportives et d’animation : team building®, chasse au trésor®... etc,
➢ Regrouper toutes les fonctionnalités des prestations en tourisme intelligent qui conforte le "vrai" voyageur et qui au delà des principes de ruralité, de responsabilité individuelle et d’identité culturelle, doit intégrer les valeurs d’équité, de solidarité et durabilité.
2. Les exigences du tourisme en milieu rural
Exigences du tourisme en milieu rural (légende de l’illustration ci-dessus)
1- Le tourisme rural n’engendre pas que des bénéficiaires, mais aussi des gens qui se sentent affectés par des effets externes négatifs. Une certaine lassitude semble parfois se manifester. Il s’agit de prévenir cette réticence des populations rurale en faisant d’eux des partenaires à part entière du tourisme rural. Et cela implique une attitude favorisant la participation.
2- Les menaces pour l’environnement, induites par le développement du tourisme, sont connues depuis longtemps. Il reste à les prendre au sérieux et tenter de les éviter en faisant appel à notre imagination. Il faut mettre en œuvre des méthodes développées depuis déjà quelques années telles que les études d’impact sur l’environnement, les systèmes de gestion de l’environnement ou les audits environnementaux. Il faut engager des spécialistes ad hoc pour mettre à plat les conflits et trouver des solutions respectant les principes écologiques.
3- Le tourisme rural doit être de haute qualité:
Le débat actuel relatif à la gestion de la qualité est très important et tout aussi valable pour le tourisme rural, car ce qui est aujourd’hui proposé ne correspond souvent pas aux attentes des hôtes. Les faiblesses sont de différents ordres: dans certaines régions, l’infrastructure laisse à désirer ; dans d’autres, elle ne fonctionne pas; dans d’autres encore, c’est l’accueil, le service ou la qualité de l’information. Le client potentiel attend, pour le moins, que l’offre globale corresponde à ses attentes.
4- le client potentiel du tourisme rural recherche l’ambiance du terroir, son caractère typique, son authenticité. Il faut dès lors cultiver judicieusement ces spécificités naturelles et culturelles, car la pression de la globalisation donne à ces valeurs un prix qui va grandissant. Or, le caractère unique tend à disparaître et l’offre à devenir uniforme.
Les exemples les plus typiques de ce processus, on le trouve à vue :
- Des structures d’accueil ne respectant pas l'architecture locale et détruisant parfois si ce n'est pas toujours le charme du lieu de destination (béton armé chaises et tables en plastique)…
- Une restauration rapide (occidentales parfois) sans rapport avec la gastronomie locale.
- la vente de souvenirs et autres objets proposés ne correspondent pas aux produits d’artisanat local
5- les structures du tourisme rural sont souvent inefficaces. Partout on essaie, avec beaucoup de bonne volonté certes, mais vainement, de profiler des marques sur le marché, afin de résister aux pressions croissantes de la concurrence. Mais on ignore que la plupart des hôtes ne sont pas intéressés par des organisations aux structures établies. Ce qu’ils recherchent, ce sont des offres globales et bien coordonnées. Il faut donc promouvoir des coopérations régionales à vocation touristique. Les localités et les opérateurs touristiques doivent s’unir pour mettre en œuvre ensemble une stratégie commerciale et devenir ainsi plus efficaces.
6- Les qualités humaines comme les sentiments, l’empathie (faculté de sympathiser avec autrui) ou la cordialité sont oubliées. Pourtant dans le tourisme rural, il est judicieux d’entretenir les valeurs émotionnelles, la chaleur humaine et la capacité de s’identifier à autrui ; ce sont des valeurs à mettre au premier plan.
7- Le tourisme rural va devenir un facteur de plus en plus important pour le développement de certaines régions surtout quant les touristes vont commencer à s’intéresser à ces destinations. Le risque existe cependant que les objectifs de préservation de l’espace rural et des principes de développement durable ne puissent être atteints : c’est aussi le cas, en particulier, lorsque le tourisme se développe trop rapidement dans une destination, celui-ci modifie trop rapidement ou détruit même ses propres fondements, à savoir les caractéristiques culturelles et du paysage. Il faut donc continuellement chercher de nouvelles pistes dans le développement touristique lui-même pour contrebalancer les facteurs perturbateurs qui lui sont inhérents.
source: site www.terraliamaroc.com
31 mai 2007
Tourisme durable et ecologique
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25 mai 2007
Tourisme solidaire dans le douar IMI N'TIZGHTE
Tourisme solidaire
Vidéo envoyée par mybr
Dans le but de promouvoir l'écotourisme et le tourisme solidaire en particulier dans la vallée d'AMMELNE, vu son emplacement dans un décor de site d'interet biologique et écologique attractifs et visités par de nombreux touristes nationaux et étrangers et surtout dans le souci de créer des activités génératrices de revenus pour les populations de la région. l'association Anbdour et Imi n'tizghte pour le développement et la coopération (AIDECO) organise pusieurs activités culturelles et solidaires, des randonnées pédestres a Jbel LKEST. * Des soirées d'ahwach folklor local et régional * La réception de groupe de touristes dans lecadre de tourisme solidaire et équitable notament a l'occasion de moussem Sidi Abdeljabbar le 11 et 12 aout et sous le thème "partir utiles et revenir soildaires" 2 eme édition du voyage organisé par l'Association Franco - Marocaine a vocation berbère ASAYS.
05 février 2007
Jbel LKEST au sud du Maroc
Jbel lkest
01 . LOCALISATION :
1.1- Coordonnées : 29°47N – 8°50-9°07W
1.2- Références des cartes : 1/50.000 – AIT ABDELLAH,HAD TAHALA,TANALTE
1.3- Province administrative : Tiznit, Agadir, Taroudante
1.4- Centre administrative proche : Tafraout,
1.5- District Forestier : Tafraout, Igherm, Ait Baha
1.6- Région biologique : n°17 – ANTI-ATLAS
02. SUPERFICIER et LIMITES
2.1- Superficie proposée : 13000 ha
2.2- Limites proposées : le grand jbel du Lkest constitue en lui même le sibe, vu l’important patrimoine paysager qu’il représente – le périmètre suit donc les limites physiographique naturelles du jbel, limite un peu a l’ouest vu la forte densité humaine présente.
03. STATUT ACTUEL
3.1- Système foncier : Domaine forestier non délimité
3.2- Usages : Parcours – arboriculture – cultures en terrasse
04. BIOCLIMATS et MILIEU PHYSIQUE
4.1- Caractéristique bioclimatique :
- Inframéditeraranéen aride semi-aride tempéré au piémont
- Thermoméditeranéen semi-aride.
- Mésoméditeranéen semi-aride : apparaît a peine vers le sommet de la montagne.
4.2- Caracteristiques physiques :
- Montagne siliceuse de l’Anti atlas (+2300m), en forme de croissant concave vers le sud, avec falaises, escarpements et teinte généralisée rose des granits (quartzites sédimentaires) qui confère une qualité plastique très originale .
Appartenant au Kerdous, le jbel Lkest bénéficie d’une position climatique privilégiée qui lui permet d’échapper aux aspects présahariens de l’Anti atlas.
05. QUALITES BIOECOLOGIQUES
5.1- Flore et Végétation :
- Argania spinosa
- Tetraclinis articulata
- Quercus rotundifolia
Végétation et flore diversifiées avec endémiques – présence de pistachier de l’atlas, de caroubier et d’acacia gummifère. ………………..
5.2- Faune et population animales :
- 12 espèces de mammifères ont été rencontrées dans les limites du site considéré et 5 dans ces environs immédiats ; soit un total de 17 espèces connues a l’heure actuelle pour l’ensemble de la région alors qu’au moins 5 espèces probablement présentes sont a rechercher.
Ecureuil de barbarie, porc-épic, Ratel, Loutre, Genette, Mangoustre ichneumon, Hyène rayée (signalée jusqu'en 1955, une citation dans la région en 1993), Gazelle de cuvier, mouflon à manchettes ( encore noté dans la région dans les années 70 et au début des années 80 jusqu’en 1987.Absence de témoignages des traces jusqu’au sommet en 1993).Panthère (une donnée dans la région dans les années 60. disparue)
- 55 espèces d’oiseaux nichent dans les limites strictes du site considéré et 12 ont été rencontrés dans ces environs immédiats ; soit un total de 67 espèces connues pour l’ensemble de la région alors que 15 espèces susceptibles de nicher, en particulier en altitude sur les sommets du jbel , sont à rechercher.
19 espèces intéressants, endémiques ou rares ou menacées y sont présentes :
Autour chanteur, Aigle de bonelli, Aigle royal, Aigle ravisseur, Percnoptère d’egypte, Gypaete barbu (observé sur le sommet de Lkest en 1993), Faucon lanier, Faucon pèlerin, Outarde houbara, Ganga unibande, Hibou grand- duc ascalaphe, Alouette hausse- col de l’atlas, Fauvette de l’Atlas ; Merle bleu, Rubiette de moussier, Merle noir, Cratérope fauve, Mésange noire, Grosbec casse-noyaux.
- 9 espèces de reptiles sont connues dans les limites du site considéré et 10 dans ces environs immédiats ; soit un total de 19 espèces pour l’ensemble de la région .Par ailleurs, 8 espèces dont la présence est probable sur le site sont a rechercher.
11 espèces intéressantes, endémiques ou rares ou menacées y sont présentes :
Discoglosse peint, Capaud de brongersma, Tortue mauresque, Tarente de maurétanie, Tarente de bonme , Gécko à paupieres épineuses, Saurodactyle de brosset, Caméléon, vulgaire, Lézard ocellé d’afrique du nord, Trogonophis mauve, Couleuvre à capuchon.
5.3- Ecosystèmes et milieux :
- Ecosystèmes très perturbés, ayant subi depuis très longtemps une exploitation anthropique traditionnellement très implantée dans ce secteur ou l’aridité est moindre, certaines parties écosystèmes ont complètement disparu, Aucun signe de régénération. Les groupements végétaux de substitution ont envahi les terrains.
- Présence d’un cortège floristique encore- bien diversifié, et d’un cortège faunistique moyen, cause encore male connue faute d’un effort de prospection suffisant.



























